L’électromyographie – Pathologies neuromusculaires

L’Electromyographie (EMG) est indispensable au diagnostic des atteintes des nerfs et des muscles : atteintes des troncs nerveux (par traumatisme ou compression, paralysie faciale…), atteintes des racines (sciatique, radiculopathies), atteinte des motoneurones (sclérose latérale amyotrophique SLA), neuropathies (polyneuropathies, polyradiculonévrites…), myopathies, myasthénies.

L’EMG consiste à enregistrer l’activité électrique du muscle et du nerf.

Cet examen se déroule en deux temps : l’EMG de stimulation puis l’EMG de détection.

Lors de l’EMG de stimulation le patient est en position demi-assise ou allongée. Un nettoyage de la peau est réalisé à l’aide d’une pâte abrasive. Des électrodes de recueil sont collées sur sa peau à des endroits bien précis selon le nerf ou le muscle à explorer. Les nerfs sont stimulés par de brèves impulsions électriques de très faible intensité.

Pour l’EMG de détection, le médecin utilise une aiguille très fine à usage unique. Il insère cette aiguille dans le muscle à explorer. Il demande au patient de contracter son muscle ou au contraire de le laisser au repos.

Cet examen dure de 30 minutes à 1 heure 30. L’EMG entraîne parfois un léger désagrément lié à la stimulation électrique et à la piqûre des muscles mais n’est pas un examen douloureux. Il n’est réalisé que sur prescription médicale. Il ne nécessite aucune préparation particulière, ni d’être à jeun. Il faut éviter l’utilisation de lait ou de crèmes dermiques sur la peau.