La sclérose en plaques

La sclérose en plaques est la cause la plus fréquente de handicap neurologique chronique chez l’adulte jeune. En France, elle frappe environ 1 personne sur 1000, soit un total d’environ 80.000 personnes, dont  2000 à 3000 nouvelles chaque année. La maladie débute en moyenne à l’âge 30 ans, évolue dans la majorité des cas par poussées successives (85%) mais peut aussi évoluer progressivement sans aucune poussées  (15%). L’accumulation au cours du temps d’un handicap est sans traitement  inéluctable  avec la nécessité du recours à une aide pour marcher en moyenne après  20 ans d’évolution et à un fauteuil roulant pour se déplacer au terme 30 ans d’évolution.

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire, démyélinisante et neuro-dégénérative du système nerveux central dont les mécanismes physiopathologiques sont complexes. Les avancées récentes de la recherche médicale ont révolutionné sa prise en charge. Ainsi, les progrès de l’imagerie  ont permis un diagnostic dès les stades précoces de la maladie,  et les grandes avancées  ces dernières années dans le domaine de la recherche en immunologie ont permis la mise au point de plusieurs traitements efficaces pour la prévention des rechutes de la maladie.

 

  1. Présentation de l’équipe soignante 

  2. Prise en charge du patient SEP au sein du pôle

  3. Que faire en cas de poussée ?

  4. Activités de recherche sur la sclérose en plaques

  5. Information et Éducation Thérapeutique  du patient (IETP)

  6. En savoir plus

 

Le pôle des MSN participe activement à la recherche thérapeutique dans le cadre d’essais cliniques depuis les premiers phases de développement des médicaments (Phase I) jusqu’à leur commercialisation (phase III). Une équipe pluridisciplinaire de médecin-chercheur, assistants de recherche clinique, infirmiers, aides-soignants, techniciens de recherche clinique, neuropsychologues permet de mener dans ce cadre une recherche de qualité sur  des traitements innovants.

Outre les traitements médicamenteux, la prise en charge de la s’est récemment  améliorée grâce à l’intervention dès le début de la maladie d’équipes de soin pluridisciplinaires impliquées dans l’information et l’éducation thérapeutique et dans la prévention des complications générales de la maladie et tout au long de l’évolution de la maladie avec la mise en place de consultations dites multidisciplinaires impliquant plusieurs acteurs de santés de disciplines différentes (rééducateurs, neurologues, psychologues, neuropsychologues, assistantes sociales) sur un même lieu.

Caroline Papeix- Janvier 2015