La biopsie musculaire

La biopsie musculaire est indiquée chez les patients souffrant de myopathie ou suspects de cette pathologie. L’objectif de cet examen est de connaître l’origine de la myopathie : acquise (myosite, myopathie nécrosante d’origine auto-immune…) ou d’origine génétique. La biopsie musculaire permet également de déterminer les caractéristiques histologiques – c’est à dire les anomalies au sein même du muscle – afin d’orienter les recherches génétiques.

Le muscle le plus généralement choisi pour pratiquer la biopsie est le muscle deltoïde, c’est-à-dire le muscle de l’épaule qui sert à lever le bras sur le côté. Le médecin peut également choisir de réaliser la biopsie sur le quadriceps (cuisse) ou le triceps sural (mollet).

L’acte est réalisé sous anesthésie locale et n’est donc pas douloureux. L’incision mesure un centimètre et demi à deux centimètres, et permet de prélever 6 petits fragments de muscles d’un centimètre de long pour 3 millimètres de large. Ces petits fragments sont aussitôt pris en charge par les techniciennes du laboratoire de Neuropathologie qui vont les congeler et les conditionner pour analyse.

Les fils utilisés pour la suture sont résorbables et tombent seuls au-delà de quelques jours (10 à 12 jours). Les précautions à prendre les jours suivant la biopsie sont limitées. Il est conseillé de ne pas mouiller le pansement, de ne pas porter de grosses charges et de faire changer le pansement par une infirmière à deux reprises pendant la semaine qui suit le geste. Durant les heures qui suivent la biopsie, il est recommandé d’utiliser du paracétamol et non pas de l’aspirine afin d’éviter les risques hémorragiques.